Sur le chemin du retour, mais beaucoup reste à faire

Sur le chemin du retour, mais beaucoup reste à faire
© Ian Skipworth

Grands coraux plateaux et cornes de cerf dans les baies au nord-ouest de Rapa.

À BORD DU NAVIRE OCÉANOGRAPHIQUE BRAVEHEART – Notre expédition, dont le but était d’effectuer des prélèvements de faune marine autour des îles Australes et Gambier en Polynésie française, touche à sa fin et nous rentrons en Nouvelle-Zélande. Mais le travail est loin d'être terminé.

L'équipage s’était fixé pour objectif d’examiner la biodiversité de ces eaux, en recherchant des connexions avec d'autres régions du Pacifique Sud, comme les lointaines îles Pitcairn ou les Kermadec de Nouvelle-Zélande. Nous avons réalisé 18 plongées autour des îles de Rapa, Marotiri, Morane et Mangareva, et rempli 24 seaux de 20 litres avec nos échantillons. Pour le moment, nous pensons avoir dénombré 272 espèces différentes de poissons.

Mais la collecte des échantillons n’est qu’une première étape. Une fois rentrés au laboratoire, les experts étudieront au microscope ce que nous avons rapporté afin de déterminer si de nouvelles espèces doivent être décrites ou enregistrées pour les eaux du sud de la Polynésie française. Cette démarche permettra de découvrir d’éventuels liens entre les formes de vie présentes dans ces eaux et celles d’autres îles éloignées du Pacifique Sud.

© Ian Skipworth

La demoiselle canari prélevée sur tous les sites de plongée à l'exception de Mangareva.

À ce stade, cependant, nous ne pouvons faire que des observations préliminaires et comparer ce que nous avons trouvé sur les différents sites de plongée. Des baies recouvertes d'algues, de grands coraux plateaux et de coraux cornes de cerf caractérisent les eaux de Rapa. Celles de Marotiri recouvrent des étendues de roche nue que l’on aperçoit entre de petites touffes de corail. Son environnement isolé et balayé par les vagues a contribué à façonner ces caractéristiques sous-marines. Les eaux de Morane sont spectaculairement claires et ses atolls en forte pente regorgent de petites espèces de corail. Quant à Mangareva, ses eaux montrent clairement leur lien avec la terre ferme par une fine couche de limon qui se dépose sur les récifs.

Lorsque nous sommes partis, nous espérions trouver la demoiselle des Kermadec ou de l’île de Pâques dans nos prélèvements, ce qui aurait pu constituer une grande première et aurait démontré une forte connectivité entre les deux côtés du Pacifique. Mais cela n’a pas été le cas. Nous avons cependant trouvé la demoiselle canari (Chrysiptera galba), un proche parent de la demoiselle des Kermadec ou de l’île de Pâques, sur tous les sites de plongée à l'exception de Mangareva.

En ce qui concerne l'identification des invertébrés, il est difficile d’expliquer à quel point les îles diffèrent les unes des autres sans étudier ces animaux au microscope. Dans toutes ces eaux, cependant, nous avons constaté l’absence de comatules et le peu de diversité parmi les grands mollusques, malgré les variations de latitude et de température de l’eau.

Nous avons rencontré des requins de récif lors de nos plongées, mais pas en grands nombres comme autour des îles Kermadec où une réserve marine protège les habitats. Nous avons également remarqué l’absence générale de grands mérous ou d’autres poissons de grande taille.

Le voyage a été fascinant. Le temps était généralement beau, même si nous avons dû annuler des plongées sur le récif Neilson en raison de mauvaises conditions. Il est temps maintenant d’identifier exactement nos découvertes et d’en tirer des conclusions sur les connexions entre la faune présente dans ces eaux et ailleurs dans le Pacifique Sud.



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